Portrait de Lauréats

Les portraits de candidats devenus laureats

Voici un portrait de lauréat de kyuqz

 

21 ans, qu’est-ce que je vais faire de ma vie ?

 

2016 : Je sors d’un BAC STMG, (sciences et technologies du management et de la gestion), suite logique, je commence un BTS Assistant de gestion, malheureusement, ça ne me plait pas. En fait je ne suis pas faite pour les études, comme la plupart des gens qui ne font pas d’études, de plus ma situation financière n’est pas top, j’ai du déménager pour justement pouvoir faire des études, car là ou j’habitais il n’y avais rien. Ce qui veux dire prendre un logement, et donc avoir une situation financière, donc travailler à côté des études, chose que je n’ai pas réussi à faire.

 

Avril 2019 : Après plusieurs jobs, voyant que ma situtation professionnelle n’évolue pas, je décide de m’inscrire au concours (catégorie C) en me disant pourquoi pas, de toutes manières je n’ai rien à perdre.

Je révise donc, pour les écrits, à vrai dire je m’y suis prise un peu au dernier moment, l’été j’ai pas du tout révisé, je m’y suis vraiment mise en septembre, avec à peu près 1heure de révision par jour. Les écrits sont début octobre, donc pas trop sereine car du coup je m’y suis prise trop tard pour les révisions.

 

3 octobre 2019 : Le jour J, je vais passer les écrits. Un peu stressée mais bon je me dis que si je les ai tant mieux, sinon tant pis je le repasserai l’année prochaine.

Pour le QCM, on le passe le matin, les matières du genre Français et raisonnement, je gère pas mal, mais la culture générale et les maths, c’est pas du tout ça, du coup j’étais déjà pas du tout sereine sachant qu’ils enelèvent des points aux mauvaises réponses..

Pour l’étude de cas que l’on passe l’après midi, je pense que je me débrouille pas mal, car j’ai passé mon bac il n’y a pas trop longtemps, et j’ai déjà fait un paquet d’études de cas au lycée. Elle portait sur le service public.

Après les écrits je ne me faisait pas trop d’espoirs, ne sachant pas comment ils corrigent l’étude de cas, je ne savais pas trop.

Donc les jours passent, résultats du QCM, je suis pré-admissible, résultats de l’étude de cas, je suis admissible! Nous sommes il me semble plus de 4500 personnes à être admissible pour un peu plus de 1200 postes.

C’est la que je commence vraiment à stresser, sachant que pour ma part je ne suis pas du tout à l’aise à l’oral, que je me dis que beaucoup de personnes surement plus intelligentes que moi passent ce concours, enfin bref, je me met quand même aux révisions, sachant que je n’avais pas voulu m’y mettre avant d’avoir tout les résultats, ce que j’aurai du déjà faire en fait. Je reçois la convocation, je passe à l’oral le 7 janvier.

Je savais pas trop quoi réviser, j’ai donc cherché sur internet, je suis tombée sur ce site de forum, ce qui m’a beaucoup aidé pour me guider dans mes révisions.

 

7 Janvier 2020 : Le jour J arrive, le soir d’avant j’ai un peu galéré à dormir, je me posais pleins de questions, le matin j’étais hyper stressée, jusqu’au moment ou je suis arrivée à l’endroit ou je passe l’oral, j’ai discuté avec d’autres candidats, ce qui à pu me mettre un peu plus à l’aise, arrivé dans la salle d’attente, j’étais beaucoup moins stréssée. Je passe dans le premier groupe, dès que j’arrive dans la salle, le jury sait me mettre à l’aise, la femme est très souriante, l’homme un peu moins mais il y en a déjà un sur deux! L’oral passe super vite, on n’a pas le temps de voir le temps passer.

Suite à l’oral, j’étais vraiment mitigée car le jury ne laisse rien transparaître, donc pour moi c’était 50/50.

 

20 janvier 2020 : L’attente des résultats était super longue, je le soir d’avant, j’ai pratiquement pas dormis, j’espérais au moins être sur liste complémentaire. Le jour des résultats, à 14h, je regarde, et je vois que je suis sur liste principale, en plus assez bien placée, je suis hyper contente.

Et la je me dis que je vais changer de vie, le fait de partir loin ne me fais plus trop peur, je me dis que de toutes façons c’est comme ça, je vais m’adapter.

Donc voila, si j’ai un conseil à donner aux futurs candidats, ne vous prenez pas trop la tête, si je l’ai fais tout le monde peut le faire ahaha, non sérieusement, c’est un concours comme un autre, il faut juste s’y préparer, et il n’y a pas de raisons de ne pas l’avoir. De plus sur ce forum, vous trouverez pas mal de bon conseils, et de gens qui seront prêts à vous aider.

 

Bon courage à tous !

Pour commencer, je pense qu'une petite presentation serait la bienvenue.
Je suis un jeune homme de 22 ans, originaire d'une agglomeration des Hauts de France.
Mon adolescence a ete ce qu'elle a ete, et scolairement parlant je me retrouve dans une filliere professionnelle.
Une voie de garage en somme, cependant j'obtiens mon baccalaureat haut la main avant de poursuivre ma scolarite en BTS.
Une nouvelle fois, je quitte le lycee en me hissant dans la tete du classement de ma promotion, mais surtout, avec un contrat d''alternance pour une licence reputee tres selective.
L'entreprise que je voulais, dans un milieu qui me passionne, et meme une promesse d'embauche en CDI a l'issue du cursus. La roue semblait tourner, que demander de plus ?

Oui mais...

Trois mois plus tard, c'est le coup de tonnerre. L'entreprise juge que je ne colle pas a ses attentes et met brutalement fin a ma periode d'essai.
La chute est rude, me voila au Pole emploi, a me demander comment rebondir.

 
En 2011, J’étais dans le rejet de tout mais surtout de la hiérarchie et des collègues, je l’avoue....
 
A l’époque j’enseignais le français aux enfants étrangers et toutes les heures passées en voiture à aller d’école en école, pour les cours, les réunions de concertation avec les collègues ou avec les parents, le temps passé à trouver des traducteurs en qui les parents des élèves pouvaient avoir assez confiance pour raconter leur histoire, les réunions aves les services sociaux, les réunions bilans avec l’inspecteur ou le Casnav… tout cela eut raison de ma foi en l’éducation nationale.

Alors un jour, j’ai pété un câble et j’ai créé mon entreprise de rénovation de meubles.

Je voulais fuir le monde, être chez moi, seule, et ne rendre de compte à personne sauf à moi même.
 
Durant 3 ans, j’ai vécu de ma petite entreprise de vente de meubles vintage par le net, et comme tout extrême n’est pas bon... :
Travailler chez soi H24, 7j/7,
Ne voir personne dans sa jour là, à part le transporteur qui a autant de conversation qu’une huître, 
avoir affaire à des clientes de plus en plus exigeantes, 
chiner et courir après la bonne affaire, négocier, 
discuter les devis, 
courir après Léon et son gros camion, 
faire son salaire chaque début de mois...
Tout cela use aussi.
L’herbe est plus verte ailleurs, mais non en fait…
 
De rage et de colère après un énième connard de transporteur qui m’avait plantée là sans raison en plein succès de mon entreprise, j’ai fermé boutique en 3 clics sur le net (c’est là qu’on se rend compte que le site des impôts pour les entreprises est super pratique et facile d’accès 😃)
 

J’ai effacé mon site de vente sur la toile, j’étais dans le rejet à nouveau…

Mais j’ai appris.
Je suis une autodidacte dans la patine, l’ébénisterie, le marketing, la vente, la création, le commerce,
je sais désormais ce que signifie « vivre de son propre travail »,
je suis devenue une manuelle, j’ai découvert des talents que je ne soupçonnais même pas en moi,
j’ai trouvé l’équilibre entre l’intellect et le manuel,
j’ai découvert qu’on pouvait se surpasser, puiser en nos ressources et s’étonner soi-même
j’ai découvert que la notoriété n’est qu’une histoire d’ego…
J’ai grandi.
 
Et puis je me suis dit qu’il ne fallait pas que j’efface cette parenthèse de ma vie parce que justement elle fait partie de ma vie.